AMAP , les étudiants s'y mettent

Publié le par Amap de St Jean d'Illac

Une dizaine d'étudiants ont monté une Amap avec un maraîcher bio de Montreuil-en-Touraine. Moyennant 5 €, une cinquantaine de jeunes ont retiré, hier, leur panier de légumes.

Chaque mardi, les étudiants membres de l'Amap découvrent le contenu de leur panier. Des légumes parfois peu connus à cuisiner. « Le challenge de la semaine ! » - (dr)

L'idée gagne peu à peu les universités françaises. Aix-en-Provence, Marseille, Nantes ont déjà été conquises. Tours tentait l'expérience avec succès en janvier 2011 : six mois plus tard, l'association avait déjà fédéré une soixantaine d'étudiants devenus « membres ».
La dizaine de bénévoles, dont beaucoup d'étudiants en géographie, tous militants de l'association nationale fac verte, ont décidé de poursuivre l'expérience. En cette rentrée universitaire, la première distribution de paniers de légumes a eu lieu, ce mardi, sur le site des Deux-Lions, mais également et pour la première fois sur celui des Tanneurs. Une cinquantaine de personnes ont déjà réglé trois mois de paniers, à raison de 5 € par semaine. « Un début encourageant », se réjouit Anaïs Denis, la co-présidente de l'Association pour le maintien de l'agriculture paysanne (Amap) désormais à la recherche de volontaires pour assurer des permanences sur le site universitaire Grandmont.
 
'' Le challenge de la semaine ''

« Partant du constat que l'étudiant ne mange pas forcément équilibré, on a voulu prouver que les légumes bio étaient abordables, explique-t-elle. On a trouvé un producteur bio qui, en plus, fait des chantiers d'insertion avec des personnes en difficulté. Cela a achevé de nous convaincre. » Il a néanmoins fallu négocier le prix. « Pour des étudiants, on ne voulait pas dépasser les 5 €. Le panier est ainsi un peu moins fourni que dans une Amap classique. » La diversité est néanmoins présente. Hier, il y avait ainsi une salade, des radis, un chou rouge et des pommes de terre. « D'autres fois, on aura des ignames, des navets ou des radis glaçons. Avec toujours une petite feuille avec une recette. » Quant à savoir si les étudiants sont outillés pour se lancer dans la préparation des légumes : « On se débrouille », s'amuse Hélène, une « cliente » jetant un oeil impatient à son panier. « C'est le challenge de la semaine, réussir à transformer son igname, en faisant en sorte que, si possible, ce soit bon... » Les moins habiles consommeront ces légumes, « sans se prendre la tête », en crudités : « Le chou rouge, ça ne se mange pas forcément en potée ! »
 
Site : www.facverte-tours.fr ;

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